Introduction – Thomas, c'est qui, c'est quoi ?
L'idée de Thomas est née d'un constat simple : mon cahier de suivi de culture était devenu un véritable casse-tête. Entre les règles de trois pour calculer les doses de limocide, les notes brouillonnes sur les récoltes, et les observations sans dates ni cultures associées, ce qui devait m'aider à m'organiser devenait au contraire une source de stress.
J'ai alors tenté d'informatiser ce suivi avec des fichiers Excel. Résultat : trois classeurs différents, des formules cassées, et toujours autant de désordre en plus de me demander une surcharge de travail.
En 2022, comme beaucoup, je découvre ChatGPT. Après quelques tests ludiques à écrire des histoires et les traduire en islandais, une idée m'a frappé : et si je lui racontais ma journée, et qu'il la réorganisait en tâches ?
Autrement dit, un assistant personnel agricole capable de retracer automatiquement mes actions.

Schéma de fonctionnement de Thomas : de la saisie vocale à l'analyse des données
De l'idée à la première version de Thomas
Rapidement, je comprends le potentiel : l'IA peut noter les calculs de fertilisation, les réglages de semoir, ou encore le temps de travail passé sur chaque culture.
Les résultats sont déjà convaincants, mais un problème persiste : où stocker et exploiter ces données ?
Au moment de créer un nouvel Excel pour analyser les informations, ma carrière change : je deviens chargé de mission R&D agricole. J'abandonne temporairement le développement, mais je garde une conviction : l'idée est prometteuse.
En travaillant avec des conseillers agricoles et des maraîchers, je découvre une réalité : chaque année, des dizaines d'essais techniques (variétés, itinéraires techniques) sont réalisés, mais rarement valorisés à leur juste valeur.
Les résultats sont parfois consignés dans un compte rendu d'essai, mais ils ne nourrissent pas suffisamment la réflexion collective. On refait les mêmes essais d'une année à l'autre d'un groupe de travail à l'autre.
Surtout, un élément essentiel est quasi toujours absent : la mesure du temps de travail.
Le problème du suivi du temps de travail en maraîchage
Pourquoi ? Parce que noter précisément le temps est une charge mentale énorme. Il faudrait consigner l'action, la culture, la parcelle, la durée, le nombre de personnes, la méthode, l'outil utilisé… Impossible à gérer au quotidien avec un simple tableur Excel ou un cahier de culture.
De plus, ces données sont trop dépendantes du contexte (type de sol, historique cultural, état de salissement de la parcelle…). Résultat : le temps de travail n'est ni suivi par les maraîchers, ni correctement intégré aux fiches ITK.
Dans la plupart des essais techniques en maraîchage, le rendement est l'indicateur principal suivi. Pourtant, ce rendement à lui seul ne suffit pas pour évaluer la rentabilité réelle d'une exploitation. Pour obtenir une rentabilité fiable, il est essentiel de rapporter le rendement au temps de travail investi. Les charges fixes restent relativement faciles à mesurer, tandis que le prix de vente varie selon le contexte spécifique de chaque ferme.
Mars 2025 : je me lance avec Thomas
En mars 2025, je quitte mon poste pour concrétiser le projet : créer un assistant intelligent pour maraîchers.
L'objectif est clair : concevoir un carnet de notes intelligent, capable d'améliorer :
- la traçabilité
- la rentabilité
- la performance technique
Et là l'idée me vient : utiliser des messages vocaux plutôt que des listes interminables. Le maraîcher raconte simplement sa journée. L'IA transcrit et analyse, puis classe automatiquement les données.
Je décide de tester simplement mon idée avec un groupe de maraîchers sur WhatsApp. Ils m'envoient tous les jours leurs messages vocaux et j'analysais manuellement leurs contenus. Petit à petit, cette routine devient une habitude pour eux. Les maraîchers jouent le jeu et confirment à la fois l'acceptation des vocaux et l'intérêt réel d'un tel outil de suivi du travail en maraîchage.
Fort de ce succès, il devient évident qu'il faut créer une véritable application. Les tests WhatsApp ont prouvé la viabilité du concept, mais les maraîchers méritent un outil dédié, plus robuste et adapté à leurs besoins spécifiques. C'est ainsi que naît le projet d'une application mobile et web complète, capable d'offrir bien plus qu'un simple bot de messagerie.
Qu'est-ce qu'un Agent IA ?
Contrairement à un simple prompt, un agent IA orchestre plusieurs outils. Thomas joue ce rôle de chef d'orchestre.
Le message vocal est d'abord découpé : tâches, observations, questions.
Chaque partie est envoyée à un outil spécialisé :
culture, parcelle, réglage, temps de travail, intrant, récolte, stade phénologique
Les informations sont ensuite réorganisées dans une base de données.
Les différents outils de Thomas sont adaptés aux données utilisateurs. Par exemple, l'outil parcelles accède directement aux parcelles et planches de l'utilisateur, ce qui améliore considérablement la précision de la prise de données.
Thomas n'est pas conçu pour donner du conseil, du moins pour le moment. Les données existantes ne sont pas toujours adaptées au contexte du maraîcher. L'IA fonctionne en effectuant un calcul de probabilité pour prédire le mot le plus pertinent. Je lui fais confiance pour comprendre ce que je dis, mais moins pour prendre des décisions à ma place.
En revanche, Thomas est un excellent outil pour les conseillers, leur permettant d'apporter des avis éclairésgrâce à des données de qualité et pertinentes.

Workflow de l'agent Thomas : de l'analyse vocale à la structuration des données agricoles
La flexibilité nécessaire pour les maraîchers
Chaque ferme a ses habitudes :
- un maraîcher va mesurer ses rendements en caisses l'autre en kg
- il va identifier ses parcelles avec un code l'autre avec un prénom
- il va donner un dosage à l'hectare et l'autre la dose appliquée à la surface
Il n'y a pas une seule façon de procéder et c'est très bien comme ça !
Pour cette raison, Thomas dissocie le paramétrage de la prise de données. Vous pouvez commencer sans tout configurer : vos parcelles, matériels ou conversions (ex. 1 caisse de tomates = 10 kg) peuvent être ajoutés au fil de l'eau.
Avec Thomas, pas besoin de passer des heures à dessiner vos 48 planches de 33 m sur 1m20 sur une photo satellite de 2012. Un simple vocal suffit. Le vocal permet de créer des parcelles, des planches ou du matériel. Très rapidement vous pourrez ajouter des fichiers excels pour en extraire votre parcellaire ou votre planification.
La valorisation des données
Collecter est une chose, mais valoriser les données est essentiel.
Sur ordinateur, vous accédez à :
- vos données complètes (modifiables et enrichissables)
- des tableaux de bord par culture, date, action, parcelle
- des comparaisons avec des références (valeurs théoriques, données des autres utilisateurs)
Vous saurez par exemple :
- quand les autres utilisateurs récoltent leurs tomates
- combien de temps ils désherbent leurs carottes
- ou encore quelles pratiques améliorent la productivité
La version Web de l'application offre la possibilité d'aller plus en profondeur dans la données récoltées avec des logiques de tri des données pour choisir avec précision ce que l'on veut analyser. Les graphiques seront améliorés au fur à mesure en suivant les demandes des utilisateurs.



Vue d'ensemble du tableau de bord Thomas avec statistiques globales
Des données, mais maîtrisées par les maraîchers
Vos données restent votre propriété.
Vous choisissez si vous souhaitez les partager, et elles sont anonymisées par défaut.
Vous pouvez aussi rejoindre une communauté (GIEE, chambre d'agriculture, réseau de conseillers). Dans ce cas, vous acceptez de partager vos données avec vos collègues et conseillers, qui disposent de tableaux de bord spécifiques pour comparer en profondeur. L'objectif : identifier et généraliser les meilleures pratiques.
Un modèle accessible
L'IA a un coût, c'est pourquoi il existe deux types de comptes :
- Gratuit : accès limité à l'IA
- Premium : accès illimité, fonctionnalités avancées
La création de communautés est également payante, avec un tarif adapté au nombre de maraîchers, de conseillers et au niveau d'accompagnement (possibilité de fonctionnalités sur mesure).
Anticiper les obligations réglementaires
L'outil est déjà prêt pour répondre à l'obligation légale du registre phytosanitaire numérique, qui entrera en vigueur en janvier 2026.
Conclusion – Pourquoi choisir Thomas ?
Avec Thomas, vous bénéficiez d'une solution complète qui révolutionne votre approche du maraîchage.
Thomas vous permet de :
- diminuer votre charge mentale grâce à l'automatisation complète de la saisie des données
- améliorer votre rentabilité par une optimisation basée sur des données précises
- participer au développement technique du maraîchage en contribuant à l'innovation collective
- respecter les futures obligations réglementaires avec un outil déjà prêt pour le registre numérique 2026
Cette approche innovante transforme fondamentalement la gestion des exploitations maraîchères en alliant simplicité d'utilisation et puissance analytique.
Ressources externes utiles
- 📋Registre phytosanitaire en 2026 - SMAG
Guide complet sur l'obligation du registre phytosanitaire numérique à partir de janvier 2026
- ⚖️Règlement européen 2023/564 - EUR-Lex
Texte officiel du règlement européen sur l'enregistrement numérique des produits phytopharmaceutiques
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